Le contraste, deux mondes
🇸🇳 Dakar
- Chaleur, soleil, famille
- Lycée avec des amis de toujours
- La langue : le wolof au quotidien
- La nourriture
- Le rythme plus lent, plus collectif
- La sécurité affective du connu
🇫🇷 Montbéliard
- Froid, grisaille, inconnu
- Des codes différents
- Le français au quotidien
- Vivre pour la première fois seule
- Le rythme intense, structuré, exigeant
- L'apprentissage de l'autonomie totale
Le défi invisible
Je suis arrivée en France en mi Septembre de ma première année de BUT. Les autres étudiants avaient déjà des semaines de cours ensemble. Des groupes s'étaient formés. Les repères institutionnels existaient déjà. Moi, j'ai dû tout rattraper en même temps : le contenu académique, les codes sociaux, les procédures administratives françaises.
Ce que personne ne voit sur un CV
Apprendre à vivre seule : faire ses courses, cuisiner, gérer un budget, payer des factures, essayer de s'intégrer dans une nouvelle société, tout ça en même temps que des TP et des projets. Il n'y a pas de formation pour ça.
Naviguer entre deux cultures : c'est porter deux identités. Parfois elles se complètent. Parfois elles se heurtent. J'ai appris à en faire une force : la capacité à m'adapter à n'importe quel environnement, n'importe quelle équipe.
La langue : je comprend le français, mais l'appliquer en pratique et essayer de comprendre et discuter avec un natif qui parle vite ça s'apprend. Et j'ai appris.
Comment ça m'a forgée
Trois ans plus tard, je regarde ce parcours et je vois une quelqu'un qui n'a jamais eu de filet de sécurité, et qui a réussi quand même. Chaque obstacle surmonté loin de chez soi m'a appris quelque chose : la capacité à tenir debout seule.
Cette expérience est inscrite dans tout ce que je fais. Quand je résous un probléme pendant un stage. Quand je prends la parole dans une réunion ou en classe. Quand je m'intègre dans une équipe dans le cadre professionnel ou pas. Je sais que j'ai déjà traversé plus difficile.