ALERTE
Crise

Gestion de Crise

Une cellule de crise à constituer de zéro. Ce projet de simulation m'a appris que la réponse aux incidents n'est pas qu'une question technique.

Format
Simulation de crise : équipe de 5
Vecteurs
Ransomware · Explosion industrielle · Crise sanitaire

Le scénario

Les trois vecteurs :

Ransomware : Serveurs de production chiffrés

Le ransomware a chiffré 3 serveurs de production. Demande de rançon. Les équipes terrain n'ont plus accès aux systèmes. L'activité de l'entreprise est à l'arrêt.

Explosion : Datacenter secondaire partiellement détruit

Une explosion accidentelle dans la salle des équipements a détruit 40% du matériel du datacenter secondaire. 2 blessés légers. Le PRA (Plan de Reprise d'Activité) doit être activé.

Crise sanitaire : Contamination suspectée dans les locaux

Une contamination chimique suspectée dans les open-spaces. Évacuation en cours. Les équipes ne peuvent pas retourner sur site. Télétravail généralisé à activer en urgence.

Stabilisation, communication externe diffusée

Systèmes de sauvegarde restaurés, communication de crise diffusée, rapport ANSSI préparé, analyse opérationnel sur site de secours.

La cellule de crise : organisation

Première décision critique : qui décide quoi, dans quel ordre. On a constitué la cellule en 10 minutes avec des rôles clairs :

Directeur : coordonne et arbitre. Référent technique (mon rôle): chargé d'analyse et de recherche. Référent communication : prépare les messages internes, externes, médias. Référent juridique : déclaration CNIL (violation de données), aspects assurantiels.

Le plus difficile n'était pas technique. C'était de décider : est-ce qu'on paye la rançon ? Avec quelles conséquences légales, éthiques, pratiques ? Et de gèrer la pression de média.

Ce que j'en retiens : la crise est humaine avant d'être technique

Ce projet a été révélateur : C'est de la coordination, de la communication, de la décision sous pression, de la gestion des émotions des équipes. Les ingénieurs réseau qui pensent que "bien configurer" suffit sous-estiment la dimension humaine des incidents.