Le contexte : ce que je ne disais pas dans mon rapport de stage
Dans mon rapport officiel, j'ai documenté les clusters Proxmox, les playbooks Ansible, les plateformes de supervision etc. Tout ça est vrai. Mais ce rapport ne dit pas que le premier matin, j'ai regardé mon écran pendant plusieurs minutes sans savoir par où commencer. Que la distance entre mon appartement et Valdahon était épuisante. Que certains soirs, je me demandais si j'avais fait le bon choix.
Ce témoignage, c'est l'autre côté du stage.
Le syndrome de l'imposteur frappe fort
Proxmox VE, je l'avais vu en cours. Le déployer en production sur 3 serveurs physiques avec du montage et configuration phisique ainsi que la mise place d'une haute disponibilté des machines, c'est une autre histoire.
De plus mon travil devait se faire en autonomie.
Et mon tuteur m'a beaucoup fait confiance et attend beaucoup de moi.
La fatigue physique s'installe
3h de trajet aller et retour chaque jour. Sortir à 5h00, pour arriver à 20h00 n'était pas du tout facile.
Après une journée d'apprentissage, configuration intense, de diagnostique, et la pression de vouloir bien faire, la fatigue mentale vient s'installer. Je commence à douter de ma capacité à tenir le rythme.
Le burnout frôlé
En informatique, le travail et les problème sont liés, plusieurs fois j'ai eu a faire face à des problème qui demandait réflexions profondes, esprit serein, bonne capacité de diagnostique
et de recherche.
Comme la fois où je devais faire une démo à toute l'équipe dans l'après midi puis le matin je trouve que tous mes proxmox ont craché. Je devais ainsi
diagnostiquer le problème et la résoudre en peu de temps pour réussir ma démo en peu de temps : c'était une forte pression car sans proxmox, pas de cluster, pas de machines
et sans machines, pas de HA ni de supervision ni d'automatisation de tâches. Je dois recommencer le déploiement.
Je me sens bloquée. Une partie de moi veut arrêter.
Le déclic : diagnostiquer seule
Je fais des tests, je cherche et j'observe. Je fini par diagnostiqué que c'était à cause d'une barette de RAM défectueuse dans un serveur qui a fait crasher tout mon travail. Je localise la barrette défectueuse. Je la remplace. Le cluster repart. Mon tuteur regarde et dit "bien joué". Ce moment a changé quelque chose en moi. Et plusieurs fois j'ai eu à gèrer des cas similaires ou pire.
Ma force
Ma force était surtout ma motivation et ma détermination incroyable ainsi que toute la confiance que m'accordait mon tuteur. Car je savais que si je réussi ce stage les enjeux ne pouvait être que bénéfique pour moi en vu de toutes les compétences techniques et humaines que j'en tire. Chaque obstacle résolu m'apprenait plus que n'importe quel TP. Mon tuteur m'avait laissé carte blanche sur tout et ça a fonctionné.
Ce que j'ai vraiment appris
J'ai appris que ne pas savoir n'est pas une défaillance. C'est un point de départ.
J'ai appris que documenter, c'est respecter ceux qui viendront après. Chaque configuration est expliquée. Mon tuteur m'a dit que c'est ce qui différencie un bon stagiaire d'un excellent.
Et j'ai appris que je suis capable de m'adapter et tenir dans n'importe quelle situation. Ce que dit la lettre de recommandation de mon tuteur obtenue après cette expérience est peut-être la validation externe la plus significative de ma carrière académique jusqu'ici.